Lecteurs, lectrices, je vous livre enfin la fin des aventures de votre hôtesse, comme promis!
Donc, après la visite, les festivités de Noël, les petites paniques vestimentaires et tout le reste, le moment du grand départ était enfin arrivé! Après avoir passé près de six mois à attendre de savoir si je pouvais partir, pour ensuite attendre de partir pour de vrai, j'avais de la misère à croire que le moment était finalement arrivé! C'est donc avec un grand sourire niaiseux dans la face que je suis montée dans le train qui devait m'amener jusqu'à Dorval. Pour perdre ce sourire presque immédiatement, quand j'ai réalisé que mon téléphone cellulaire avait tout bonnement décidé d'arrêter de coopérer.
Voyez-vous, c'est que je devais appeler mes copains à mon arrivée à Dorval pour leur dire que j'étais arrivée, et pour savoir où on se retrouverait. Malheureusement, le train est arrivé à la gare d'Ottawa avec une bonne demie-heure de retard. C'est en essayant d'avertir mes copains que je serais en retard que j'ai réalisé que le cellulaire s'en foutait. Complètement. Rien à faire; tout ce que je réussissait à en tirer, c'était un message enregistré me disant soit que c'était un longue distance et que je devais faire le 1 avant le numéro, soit que le numéro que je tentais de joindre n'existait pas. Franchement! Et ce, même après plusieurs vérifications pour savoir si j'avais bien les bons numéros de téléphone! Je vous jure, lecteurs, lectrices, je me suis promis que j'irais me chercher un nouveau téléphone à mon retour. Toujours est-il qu'à mon arrivée à Dorval, je n'avais pas réussi à joindre mes copains. J'ai donc pris le taxi pour me rendre à l'hôtel, en espérant soit qu'ils étaient déjà arrivés, soit que je pourrais les joindre à partir de là-bas grâce aux fidèles téléphones muraux.
Toute cette panique pour me rendre compte que finalement, ils étaient déjà à l'hôtel, et bien installés dans la chambre en plus! Parfait, et un problème de réglé.
En passant, je n'ai toujours pas changé mon téléphone, mais je me promets une journée de magasinage électronique, à la lumière du voyage imminent à Vancouver. Plus de détails dans un autre billet....
Après une nuit très courte, grâce aux niaiseries de cet idiot qui a cru bon de s'immoler dans un avion (me semble que c'était pour ça) --- il fallait maintenant se rendre à l'aéroport trois heures à l'avance plutôt que deux, comme avant ---, et après une très longue attente à l'aéroport, nous sommes finalement partis vers des contrées ensoleillées et chaudes! ENFIN! Ça nous aura pris un an de préparations, et pas loin d'un an d'attente à cause de tous les problèmes de congé et autres, mais on était enfin partis!
Vous imaginez le choc à notre arrivée à l'aéroport de Porlamar, au Vénézuela? Ils faisait -14 degrés le matin à notre départ, et +25 (au moins) à notre arrivée en après-midi! Quelle sensation merveilleuse, je vous dit pas.
Je vous jure, lecteurs, lectrices, que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de l'hôtel. Les chambres étaient propres, les salles de bains dans les chambres pas loin du gros luxe (ben, comparé à mes autres voyages semblables, bien sûr), et notre petit patelin de chambres était juste assez éloigné pour qu'on y soit tranquille et que cela justifie qu'on avait notre propre petit buffet (très bon) et notre propres bars et notre propre piscine, mais pas assez pour que la randonnée jusqu'à la plage soit décourageante. Et quelle plage! Immense, je vous dit! Le sable était blanc, les vagues étaient hautes, et il y avait presque toujours de la place! Remarquez, on a pas vraiment passé beaucoup de temps à la plage, puisque j'étais avec un couple qui ne tient pas en place.
Mes copains, voyez-vous, ont la bougeotte. On avait pris un forfait huit jours. Ce qui nous laissait six jours complets à s'occuper et à relaxer sur place. Sur ces six jours, on a fait deux excursions d'une journée complète (on partait de l'hôtel à 9h le matin pour n'y revenir que vers 18h-18h30). Pour qu'ils profitent vraiment de leur séjour, ça leur aurait pris au moins une autre excursion.
Ça n'a pas été trop long qu'on s'est fait une petite routine...pour ces jours où nous n'avions pas d'excursions de prévues en journée : déjeuner vers 8h le matin, puis excursion à la plage ou promenade sur le site, pour ensuite revenir dîner dans le coin de nos chambres et passer l'après-midi autour de la piscine. Retour aux chambres vers 17h pour une petite douche, puis souper à notre buffet... pour ensuite faire une petite virée à la hutte où ils servaient des cappucinos, et ensuite, retour au bar du bord de la plage pour une petite frette. Aahh, c'est pas trop long que les bonnes habitudes s'installent!
Évidemment, dans ces voyages-là, ça prend un "comic relief" (vous m'excuserez l'expression anglaise dans ce blogue entièrement français, mais je ne connais pas l'expression française qui pourrait bien rendre l'idée... désolée!). Et notre comic relief, ben on l'a trouvé dès notre première journée complète. C'est que, après l'explication obligatoire de la façon dont le site fonctionne, et des excursions possibles, on s'est dirigés vers l'endroit où on pourrait réserver les excursions qui nous intéressaient. Pour avoir à attendre après un fatiguant qui prenait son temps et qui posait toutes sortes de questions inutiles et complètement ridicules. Je vous jure, lecteurs, lectrices, on a eu le temps d'aller dîner! Quand on est revenus, il venait tout juste de partir, puisque les personnes qui devaient passer après lui étaient enfin en train de réserver leurs excursions.
Toujours est-il que le comique, qu'on a fini par nommer affectueusement (ou pas) Sting (parce qu'il lui ressemblait) nous a hanté tout le long de notre voyage. Parce qu'évidemment, lui aussi était dans la section deluxe, comme nous. Si ça n'avait été que ses questions ridicules pour les excursions, on s'en serait pas plus occupé que ça. Mais le pauvre, il en remettait! La première fois que je l'ai revu et qu'il m'a assez frappé pour que je ne l'oublie plus, était l'après-midi suivant la réservation des excursions. C'est que môssieur et sa petite blonde (toute mignonne, chétive, et qui semblait idiote à souhait, pour l'avoir entendu parler) se faisaient des mamours dans la piscine alors que nous, nous étions bien écrapou sur nos chaises tout près. Les mamours dans la piscine, ok, me dérange pas. C'est quand il en est ressorti que ça nous a frappé...
C'est que, lecteurs, lectrices, Stiiiinnng (comme il a fini par se faire appeler) en est ressorti... en se précédant lui-même. Oui oui, môssier affichait bien une moitié d'érection! Je vous jure que c'était trop évident pour ne pas le remarquer, lui qui sortait de la piscine et qui passait juste à côté de nous en speedo! En SPEEDO gang! Z'imaginez? Si jamais y a une invention qui n'aurait jamais du voir le jour, c'est ben les speedos.
Le pire, c'est que Stiiiiiiing faisait son romantal et sentimentique (comme qu'on dit), et qu'il ne l'avait juste pas. Le soir même, une fois nous trois bien installés au bar du bord de la plage en buvant nos petites frettes et en profitant du grand vent qui venait de l'océan, à parler de ci et de ça, l'Homme de notre trio s'exclame "C'est Stiiiiinnnnnng!" Évidemment, le romantal venait de s'installer sur le bord de la plage avec sa douce, où ils s'étaient apportés des chaises de plastique. Notre petit couple quétaine n'avait toutefois pas compté sur la force des vagues (qui étaient TRÈS fortes, et TRÈS hautes) avant de s'installer. Pour cette raison, Stiiiiiiinnnnnng a fait quelques tonneaux bien sentis sur sa chaise de plastique, sous l'oeil horrifié de sa douce. J'en ris parce qu'il s'est relevé sans heurts (à part pour l'égo), pour se sauver de la plage la queue entre les jambes (enfin, je l'espère). Évidemment, si ça avait été sa dernière niaiserie, il ne mériterait pas tant d'espace dans ce billet. Vous comprendrez, lecteurs, lectrices, qu'il a remis ça. Il était présent à chaque excursion qu'on faisait (la première étant la plus mémorable, étant donné que la deuxième, nous étions avec un groupe francophone, alors que lui est anglophone), et il trouvait toujours un spot avec sa douce pour faire son romantal. C'en dégoutait de sirop, je vous jure. Je regrettait presque de ne pas avoir apporté de violon (bon, je ne joue pas du violon, mais pour ça, j'aurais appris). À la fin du voyage, on avait toujours l'impression de tomber sur lui et sa douce, et il était toujours en train de faire une nouvelle niaiserie (comme refuser de comprendre le barman qui essaie de lui expliquer quelque chose dans un anglais rudimentaire, alors que ma copine, dont l'anglais est tout aussi rudimentaire, a bien compris ce que le barman essayait d'expliquer).
Enfin, après une semaine bien remplie et chaude et ensoleillée, il nous a bien fallu revenir à la réalité. La journée du départ a été longue... mais LONGUE! C'est que, à notre arrivée, pendant la séance d'information sur le site et les excursions, ils nous ont aussi informé qu'à notre départ, l'armée allait fouiller nos valises. Puisque le Vénézuela est à côté de la Colombie, et qu'en Colombie, ils ont de gros problèmes de cartels (si j'ai bien compris les explications), et bien l'armée fouille les valises de TOUT le monde qui sort du pays. Et puisque c'est long, eh bien, il faut partir tôt. On est donc partis de l'hôtel à 9h30 le matin, pour pouvoir prendre un vol qui devait décoller à 14h . Qui est finalement parti à 15h, puisqu'il avait été retardé le matin même à Montréal, à cause de la pluie verglaçante. Je vous jure, lecteurs, lectrices, la journée a été longue.
Aussi, ma copine m'avais assuré, avant notre départ, qu'on se reprendrait une chambre d'hôtel pas loin de l'aéroport, puisqu'ils n'allaient pas repartir pour le Saguenay le soir même, étant donné qu'on devait arriver à l'aéroport de Dorval vers 19h. J'avais donc prévu mon transport en train en conséquence. Évidemment, c'était sans savoir qu'ils ont la bougeotte, et qu'ils auraient encore plus hâte de revenir chez eux que moi. C'est que, quand j'ai réservé mon billet de train, je me suis dit qu'à notre retour, on prendrait le temps de se lever et de déjeuner, donc j'avais réservé le train de 10h20 et, évidemment, j'ai pris le billet de train non échangeable et non remboursable. Malheureusement, déjà dans l'avion du retour, ils étaient en train de se convaincre qu'ils voulaient partir le soir même. Laissez-moi vous dire que je n'avais pas vraiment envie de me payer une chambre d'hôtel à moi toute seule pour une nuit, question d'attendre de pouvoir partir en train! En fin de compte, ils ont décidé d'attendre au lendemain pour partir, puisqu'il était tard. Évidemment, eux, à 5h du matin, z'étaient réveillés et plus capable d'attendre. Ils ont donc bouclé les valises et ils sont partis, me laissant là, moi, toute seule à l'hôtel pour attendre mon train. J'aurais donc dû penser à mon affaire. Croyez-moi, lecteurs, lectrices, le prochain billet de train que j'achète, je paye le 20$ de plus pour pouvoir échanger ou me le faire rembourser, au cas où.
Depuis mon arrivée à la maison, je profite de mon chez moi. Rien d'autre. J'ai fini le livre que j'avais apporté avec moi, et l'autre que j'avais aussi reçu en cadeau à Noël. Je n'ai pas fait grand chose d'autre que profiter de mon salon, du fait de pouvoir me brosser les dents sans avoir à utiliser une bouteille d'eau, de dormir dans mon lit avec mes deux poilus, de ne parler à personne. Et c'est aujourd'hui que la grande relaxe prend fin, puisque, à ce qu'on me dit souvent, toute bonne chose à une fin.
Je vous quitte donc là-dessus, lecteurs, lectrices, après vous avoir raconté mes déboires sudistes; je remets ma cafetière à contribution et je retourne à la réalité, tranquillement pas vite.
Bon café, et à bientôt!
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Ouff, c'est fatiguant les vacances hein ;p
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