vendredi 30 octobre 2009

La rage et... l'ignorance?

Lecteurs, lectrices, hier, j'ai compris comment certaines personnes peuvent se laisser aller à la rage au volant.

Jamais je n'ai eu envie de rentrer dans le cul d'une voiture que j'en ai eu envie hier en me rendant au bureau. C'est que, un peu avant 15h hier, je me rendais tranquillement au bureau. Rendue sur la partie de l'autoroute qui est toujours plus occupée qu'ailleurs pour cause de multiples sorties et entrées, j'ai dû ralentir ma vitesse de course, question de ne pas embarquer sur la voiture qui me précédait. Ça, c'était sans compter sur le petit blanc-bec qui m'est arrivé par derrière à toute vitesse, pour ensuite coller l'arrière de voiture. Je vous jure, je peux vous assurer qu'il s'agissait d'un petit maudit d'une vingtaine d'années, pour lui avoir vu le blanc des yeux. Aussitôt qu'il a eu sa chance, il s'est empressé de me dépasser par la droite pour ensuite s'enfiler devant moi. Malheureusement pour lui ET moi, il avait tout juste assez de place pour se faufiler; ce qui m'a obligée à écraser le frein. J'en ai profité pour écraser le klaxon aussi, et avoir eu des hauts-parleurs sur le dessus de l'auto, ben laissez-moi vous dire, lecteurs, lectrices, qu'il aurait entendu une sélection de gros mots bien sentis. Toujours est-il que le petit morveux, en réaction à mon coup de klaxon, a cru bon d'écraser le frein lui aussi, alors qu'il n'avait aucune raison de le faire.

Je vous jure, j'ai failli lui rentrer dedans, et c'était pas voulu du tout. Jamais mon klaxon n'a autant fonctionné qu'hier, et jamais rage ne m'a prise comme hier. Lecteurs, lectrices, ne pas avoir eu une once de maîtrise, hier, je lui aurait allègrement rentré dedans.

Après l'avoir vu faire ça à plusieurs reprises après, j'espérais follement le voir plus loin, planté sur le bord de la route, préférablement après avoir fait quelques tonneaux bien sentis. Je n'avais jamais, JAMAIS, souhaité pareil destin à un autre conducteur avant hier. Et, je n'ai aucun remords (probablement parce qu'il a continué sa route, sans heurts, à part le fait qu'il zigzagait comme un fou). Je lui souhaite sincèrement de se faire attraper par la police. Avoir eu quelqu'un à côté de moi, je lui aurais demandé d'appeler la police, question de le dénoncer. C'est extrêmement dangereux, ce qu'il faisait là, le jeune (je l'appelle le jeune ici, pour vous épargner toutes les autres expressions qui me passent par la tête, toutes plus colorées et méchantes les unes que les autres. Je suis certaine, par contre, que vous avez une bonne idée de ces expressions).

Pour couronner le tout, la soirée au bureau s'est passée dans l'ennui total. En plus, ce n'était pas le même monde que j'avais appris à connaître (très sommairement, je l'admet) au début de la semaine. C'est que, puisqu'ils doivent avoir au moins trois personnes sur place à toute heure du jour et de la nuit, fin de semaine comprise, ils fonctionnent par quarts de travail. Et ceux qui étaient là au début de la semaine avaient fini leur semaine. Je me suis donc retrouvée avec des parfaits inconnus, qui plus est, ont choisi de passer leur soirée à m'ignorer complètement. Même lorsqu'ils étaient tout prêt de mon aire de travail et qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de me voir en levant les yeux, n'ont même pas jugé bon de me faire un bonjour ou un autre quelconque signe qu'ils m'avaient vu.

Je vous dit, lecteurs, lectrices, hier a été une journée de premières. Jamais je n'avais ressenti de la rage comme j'en ai ressenti sur la route, et jamais je n'avais eu l'impression d'être ignorée comme je l'ai été hier.

Laissez-moi vous dire que je n'ai pas apprécié du tout. Pas apprécié? Que dis-je, j'ai détesté ça. En plus de perdre mon temps là-bas à ne rien faire d'utile alors que je sais que mes collègues sont débordés, en partie à cause de mon absence, ils m'ignorent là-bas! Franchement. Me croirez-vous si je vous dit que j'ai pas envie du tout de retourner ce soir? Me semblait aussi.

J'ai l'impression qu'on se fout de ma gueule, honnêtement.

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous souhaite une bonne fin de journée, et un bon café surtout. Moi, je me repars quelques tasses, et j'essaie de me motiver pour trouver une once de sourire pour ce soir.

À bientôt!

mardi 27 octobre 2009

Désenchantement, quand tu me prends

Ma soirée d'hier a été une perte de temps massive. MASSIVE? Tant que ça, vous me demandez, lecteurs, lectrices? À quoi je réponds, oui, une perte de temps massive, du début à la dernière minute.

Oui, l'horaire me convient. Je l'adore même. Va toutefois falloir que j'ajuste les repas en conséquence. Remarquez, hier, je ne savais pas si j'aurais accès à un frigidaire et à un micro-ondes. J'ai donc dû apporter quelque chose d'assez léger, qui n'avais ni à être réfrigéré, ni à être réchauffé. Vous comprendrez que puisque je n'ai pas refait de popote depuis au moins deux semaines, et la température glauque automnale m'ayant affectée comme c'est pas possible ces dernières semaines, mes repas d'hier ont été plus qu'insuffisants. Résultat, à ma sortie du bureau hier soir, à 23h, j'étais affamée. Comme je ne l'avais pas été depuis longtemps, d'ailleurs. Il va donc falloir que j'ailles faire une épicerie du tonnerre aujourd'hui ou demain (probablement demain, pendant que minet se faire raser), et que je me prépares plein de petits plats tous prêts. Et complets en tous points, d'ailleurs, puisque si je continues comme ça, ben tous mes efforts déployés depuis le mois de mai pour perdre du poids vont être défaits en deux petites semaines.

Sur cette longue parenthèse, je reviens à ma soirée d'hier. À mon arrivée, bien sûr, ils étaient pas complètement prêts à me recevoir. Au moins, ils devaient me faire faire une carte de sécurité, qui s'est faite sans anicroches, et elle fonctionne en plus! Malheureusement, c'est une carte avec photo. Seigneur, lecteurs, lectrices, dans le rayon des photos pas bonnes, celle-là bat toutes les autres! Je n'avais aucune idée, moi, qu'ils auraient à prendre ma photo pour la postérité! Avoir su, j'aurais choisi une autre couleur de gilet, moi! Je vous jure, quand j'ai vu la photo, et bien j'ai eu peur.

Elle arrive juste à point pour l'halloween, en tout cas, cette photo. J'ai sérieusement l'air d'une folle du bronzage en spray, qui est allée fort sur la sauce. Je suis orange foncée!! Avec un sourire malade! Ouch. Pas beau. Du tout.

Évidemment, une fois les formalités identificatrices terminées, je me suis installée au bureau qu'ils m'avaient désigné, pour attendre. Et attendre. Je n'ai RIEN foutu de ma soirée. R-I-E-N. J'ai été payée pour rien faire, hier. Avoir osé, j'aurais même pu regarder la télévision sur mon ordinateur; ils ont une application pour faire ça, la-bas. Z'imaginez? À mon bureau habituel, les grands manitous ont enlevé, y a longtemps, tous les jeux de cartes et autres qui viennent de série sur les ordinateurs, parce que les fonctionnaires perdaient trop de temps avec ça. Chez le client, je peux écouter la télévision!!! Franchement.

J'avoue que la nature de leur travail est pas la même que la mienne. Mais quand même! Pendant que je ne fais rien, moi, mes collègues au bureau doivent travailler deux fois plus pour compenser mon absence! Complètement ridicule.

Enfin. La semaine prochaine devrait être beaucoup plus occupée, puisque l'événement pour lequel ils avaient réellement besoin de nos services sera en cours. Tant mieux, parce que deux semaines à ne rien faire au bureau, et je vais hurler. J'étais prête à hurler hier soir après seulement deux heures d'inactivité, imaginez.

Ce soir, j'apporte le premier tôme du Seigneur des Anneaux. Je vais m'occuper pour la peine, tiens. En attendant d'avoir du travail à faire.

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous souhaite un bon café. Moi, je me fais un refill, et je me garroche dans ma cuisine, question de me cuisiner une ou deux petites trouvailles pour pas être prise affamée comme hier soir.

À bientôt

vendredi 23 octobre 2009

Grandes nouvelles et petits changements

Lecteurs, lectrices, je semble ENFIN reprendre du poil de la bête. Et je parles pas des poilus, là, non non!

Cette semaine a été marquée de cruelles sautes d'humeurs, d'une déprime sans fond, de changements dans les habitudes des poilus, d'une grande nouvelle, d'une petite panique, d'une déception suivie d'une remontée éclair pour cette possibilité que je croyais perdue à cause d'un spectacle.

Voilà donc, lecteurs, lectrices, le résumé rapide de ma semaine. En détails, puisque vous en savez déjà probablement trop sur mes fameuses sautes d'humeur (et si vous êtes comme moi, vous êtes probablement tannée de lire sur le sujet, puisque je suis tannée d'écrire sur ce sujet). Vous connaissez également la raison de ma petite panique. Permettez-moi donc de passer à la grande nouvelle, qui nous a été annoncée ce mercredi matin, à l'occasion d'une de nos rares réunions d'équipe. C'est que, comme vous savez, les Jeux olympiques s'en viennent. Et apparamment que la commissaire aux langues officielles a décidé, dans un éclair de lucidité sans précédent, que le français était gravement sous-représenté en Colombie-Britannique, donc à Vancouver.

Ça vous surprends, ça? Vraiment?? Me semblait donc aussi.

Donc, éclair de lucidité oblige, et mon employeur offrant le plus grand cabinet de traducteurs au pays (enfin, c'est ce qu'il aime à annoncer), depuis des mois que la boss nous fait des crises de panique pour tout le travail qui s'en vient à cause des Olympiques, SI jamais le comité organisateur décidait de donner un méga-contrat de traduction à mon employeur. C'est d'ailleurs une des deux principales raisons pour lesquelles ma boss ne m'a toujours pas dit si je vais pouvoir prendre des congés dans le temps des fêtes (mais je ne repartirai pas sur le sujet, lui aussi, vous le connaissez déjà trop bien). Mais... pour coordonner tout ce travail, qui sera la personne la mieux placée??

Pas moi, bien sûr. Détrompez-vous, ce n'est pas moi. Je n'ai d'ailleurs jamais brigué ce poste, un parce que je n'avais aucune idée qu'ils cherchaient du monde pour ça, et deux, parce que ça ne m'intéresse pas du tout. Vous me trouverez peut-être pas ambitieuse pour deux sous, mais j'aime le travail que je fais, et pour déjà avoir essayé autre chose, je veux CONTINUER à faire le travail que j'aime. La bonne nouvelle, par contre, c'est que c'est ma boss qui va s'occuper de tout ça.

Bon, je l'admet, ça va causer des problèmes qu'elle ne soit plus là, principalement puisqu'on se retrouve, encore, avec pas de gestionnaire. Il y a bien des personnes qui la remplacer, mais ce n'est que temporaire. Et la boss, ben elle serait partie pendant cinq mois, au moins.

Par contre, et ça me fait de la peine de l'écrire, cette absence me fera du bien. C'est que, la boss et moi, on est pareilles sur bien des points. Et on se miroite, en plus. Donc, elle est stressée, ça me stresse, et plus je stresse parce qu'elle est stressée, ben plus ça la stresse aussi (parce qu'ayant déjà été son amie, je ne suis pas capable d'agir avec elle comme j'agirais avec une personne en position d'autorité avec qui je n'aurais aucun lien). Voyez ce que je veux dire?

Toujours est-il que je lui souhaite de la chance dans ses nouvelles fonctions, que j'espère qu'elle aimera son travail, et qu'elle pourra se calmer. Ou se déstresser, c'est selon.

Ce qui m'amène à cette déception suivie d'une remontée de l'espoir. Voyez-vous, la boss, avant de nous annoncer son départ, m'a appelée chez moi pour me demander si j'étais intéressée à aller travailler de soir pour un de nos clients. Pour les deux prochaines semaines, ledit client aimerait avoir un traducteur sur place le jour et un autre de soir. Évidemment, celui de jour, z'ont pas eu trop de difficulté à trouver. C'est le poste de soir à combler qui posait plus de problèmes. Alors ma boss a pensé à moi.

Bien sur, elle avait même pas fini sa phrase que moi, j'ai pratiquement crié OUI!!! au téléphone (je me suis retenue, quand même, c'est dur sur les oreilles des grands cris comme ça). Écoutez, lecteurs, lectrices, le bonheur! Travailler de 16h à 23h, chez le client; changement de place, essai d'un nouvel environnement de travail, le tout selon un horaire qui me convient parfaitement! Une folle dans une poche que je vais dire oui!

Malheureusement, immédiatement après avoir raccroché, je me suis rappelée que le 3 novembre, c'est la date de ZeBigShow. Ce BigShow que j'attends depuis l'arrivée des billets, en mai je crois. Ce même BigShow dont je parles à tout le monde avec des étoiles dans les yeux, des fourmis dans les jambes, une anticipation pas sentie depuis des années. Pensez bien que j'ai rappelée la boss pour lui dire que s'ils voulaient toujours me prendre moins le mardi fatidique, que j'étais toujours partante. Par contre, le client, ben il voulait quelqu'un SUR PLACE pour deux semaines complètes. Alors tant pis. On me dit qu'il vont essayer de trouver quelqu'un d'autre.

Déception. Mais pas grave, parce que ZeBigShow va tout balayer ça dès mon entrée dans l'enceinte, je suis certaine.

Toutefois, et voici où l'espoir embarque, j'ai appris aujourd'hui que puisqu'ils n'ont pas réussi à trouver quelqu'un d'autre qui est assez fou pour vouloir travailler selon cet horaire, ben ils acceptent de me prendre pour presque deux semaines, et de se passer de moi le soir de ZeBigShow.

Vous pensez donc que j'ai fini ma journée avec un sourire lumineux d'étampé dans ma petite face! Ah, la joie, lecteurs, lectrices, de voir le retour de ma bonne humeur.

Sur cette lueur d'espoir et cette étincelle de bonne humeur (la première depuis le début du mois, elle est vraiment la bienvenue), je vous souhaite, lecteurs, lectrices, un excellent café.
À bientôt.

mardi 20 octobre 2009

Et ça continue

Lecteurs, lectrices, je vous l'annonce haut et fort : dorénavant, je m'encabane chez moi au début d'octobre, pour n'en ressortir qu'au début de décembre.

Ah, si seulement je pouvais.

Vous avez bien deviné, l'humeur ne s'est malheureusement pas améliorée. Au moins, aujourd'hui, je travailles de la maison, ce qui devrait aider. Et j'avais pris un congé hier, qui m'a fait le plus grand bien d'ailleurs.

Aussi, j'ai eu une excellente nouvelle hier, qui me remplie de joie et d'allégresse... et d'une grade panique aussi. Voyez-vous, lecteurs, lectrices, le concours pour aller travailler de soir au Parlementaire est ENFIN sorti! Oui oui, ce même concours qui m'avait débouté l'année dernière, pour lequel j'ai passé une grande partie de mon année en attente, pour ne pas réussir l'examen. Des mois que j'attends cette sortie avec impatience, et aussitôt que j'ai su hier, la panique m'a prise. Et si je ne réussissais pas, encore une fois?

De toute façon, tant pis pour la panique, je me présente à nouveau, puisque j'ai absolument besoin de changement. Et je ne me laisserais pas arrêter par un échec.

Sur ce court message, je vous souhaite un bon café, lecteurs, lectrices. Moi, je m'empresse de me partir une brassée de lavage avant de commencer ma journée, question d'avoir au moins l'impression d'avoir fait quelque chose d'utile aujourd'hui.

À bientôt.

jeudi 15 octobre 2009

Humeur automnale

Lecteurs, lectrices, c'est l'automne. Déjà. Comme vous le savez, d'ailleurs. Certains d'entre vous aimez cette saison, d'autres moins.

Je fais partie de ceux qui aiment moins ça. C'est que, voyez-vous, malgré le fait que l'automne soit le moment rêvé de s'emmitouffler sur un divan confo avec un livre passionnant et un poilu ronronnant, l'automne ne manque jamais d'annoncer deux mois de déprime. Déprime qui se trouve aggravée par la date fatidique qui s'annonce samedi, puisque dans la nuit de vendredi à samedi marquera le troisième anniversaire du décès de ma mère.

Et moi qui croyais avoir passé cette étape de deuil. Moi qui croyais aussi en avoir fini avec ces sautes d'humeur néfastes qui vous rentrent dedans comme une tonne de briques version super format. Je me pensais guérie. Ô combien j'avais tort.

Remarquez, je crois que le stress des congés et du voyage ont contribué. Ajoutez à ça les fameuses sautes d'humeur mortelles dues aux hormones en folie du syndrome pré-menstruel, et vous avez tous les ingrédients pour un cocktail molotov explosif, qui rase tout sur son passage.

Je ne serais pas arrivée à cette conclusion si je n'avais pas posé les yeux sur mon calendrier, hier matin, au bureau. Après avoir eu toute la misère du monde à me partir pour aller travailler hier matin, pour ensuite arriver au bureau en maudit après le monde entier qui ôse entraver mon chemin sur la route, puis me fâcher après l'ordinateur du bureau qui ne va pas assez vite à mon goût, je me suis finalement rendue compte que j'étais en lice pour avoir une journée de merde. Ajoutez à ça le temps gris, maussade, froid et venteux, et vous avez une combinaison gagnante. Y a aussi que depuis quelques semaines, je me surprends à avoir envie de pleurer pour un oui ou un non, pour des riens, à toute heure du jour ou de la nuit. Bravo. Agréable, encore.

Toujours est-il qu'hier, lecteurs, lectrices, j'ai passé une journée d'enfer. Après avoir passée quelques heures au bureau, je me suis bien rendue compte que j'étais plus dérangeante qu'utile au bureau. J'ai donc décidé d'être gentille, vu la petitesse de l'équipe au travail, et j'ai demandé à la boss de me laisser finir ma journée à la maison.

Je suis toute équipée, je peux prendre n'importe quoi ou presque, et si j'ai une crise à faire, ben je ne déranges personne (à part peut-être les poilus, mais sympatisants comme ils sont, ils restent couchés et ne s'en font pas pour autant). Et puis, je me disais qu'en travaillant de la maison, ben je n'aurai pas à prendre un congé de maladie, et donc de réduire l'équipe d'une personne en plus.

Évidemment, c'était sans compter la panique constante qui habite la boss. Quand je lui ai demandé si je pouvais finir ma journée à la maison, et après lui avoir expliqué pourquoi, je me fais répondre qu'il faut qu'elle vérifie si des clients n'ont pas de textes secrets à nous envoyer (qui ne doivent pas sortir du bureau, donc que je ne me peux pas faire si je travaille de la maison).

Donc, j'attends d'avoir ma réponse, qui tarde à venir. Je vais voir la dame qui nous donne le travail, pour lui demander si des clients l'ont averti qu'ils comptaient nous envoyer du secret, et je me fais répondre qu'elle a aucune idée de quoi je parles. Vous comprendrez, lecteurs, lectrices, qu'après la déprime du matin, c'est la colère, que dis-je, la FURIE qui a pris le contrôle de mon humeur. Je me précipites donc dans le bureau de la boss, pour le trouver vide.

Apparamment que c'était l'heure du café. Qui a justement duré une heure.

À chaque fois que j'essayais d'aller voir la boss, elle était soit en train de jaser avec quelqu'un, café en main, dans un couloir, soit en train de jaser dans son bureau.

Finalement, après une heure et demie d'attente, de dépression, de furie, je retourne la voir pour enfin la trouver seule. Je lui demande si, en fin de compte, on va en avoir du fameux secret et, sinon, si je peux finir ma journée chez moi, pour me faire répondre que non, je ne peux pas retourner chez moi puisqu'elle a déjà refusé du télétravail à d'autres personnes de l'équipe.

PARDON? Elle aurait pas pu me dire ça quand j'ai fait ma demande originale, plutôt que de me faire attendre pour des niaiseries? Et moi qui croyait lui faire une faveur en ne demandant pas l'après-midi de congé de maladie!

Lecteurs, lectrices, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'étais fâchée. Humeur massacrante, vous dites? Je vous annonce qu'hier, je me serais fait un plaisir de massacrer, oui.

J'en ai marre. Suis tannée. Écoeurée, même.

Sur cette montée de lait, lecteurs, lectrices, je vous souhaite un bon café. Moi, je me garroche à l'épicerie, question d'acheter un autre galon de café pour survivre au reste de ma semaine.
J'espère seulement que mon humeur s'améliorera bientôt, parce que pour l'instant, c'est pas la joie. Même les poilus m'évitent, c'est tout dire.

vendredi 9 octobre 2009

Y a de ces matins...

Lecteurs, lectrices, je vous l'annonce... la journée va être longue. Et pénible, j'en ai bien peur.

Il fait gris dehors, y a une alarme stridente qui hurle à quelques pas de chez moi (je sais pas trop où exactement, mais c'est pas loin) depuis au moins une heure, minou a eu la bonne idée de me réveiller parce que Môssier était malade, pis j'ai pas réussi à me rendormir pour le petit deux heures de sommeils qui me restaient avant mon heure habituelle de réveil.

Je vous jure, lecteurs, lectrices, y a de ces journées...

Je me croise donc les doigts pour que ma voisine de bureau soit là aujourd'hui (elle a été absente les deux derniers jours, à cause de la grippe ou du rhume) pour qu'elle et moi puisse sortir toutes nos niaiseries du vendredi, et qu'il y aura juste assez de travail pour nous occuper sans qu'on ait le temps de voir la journée passer, mais pas trop quand même. Je croise aussi les doigts pour qu'il n'y ait pas trop de monde sur la route ce matin, parce que sinon, vous allez probablement m'entendre sacrer jusque dans vos chez vous respectifs. Aussi, il faudrait que je parles à ma boss pour ces fameux congés qui me narguent tant.

Sur ce, je fais un essai, en suivant les bons conseils de la ReineChocolat et je vous affiche une photo des crochets à tasses que j'ai acheté avec La Grande Saguenéenne à son passage chez moi il y a quelques mois, et que mon oncle a gentiment installé après avoir rangé l'unité d'air climatisé hier matin.



(Ooohhh... ça a fonctionné! Merci ma Reine! hihi)

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous souhaite une bonne journée, malgré ma mauvaise volonté de ce matin. Moi, je m'en vais entamer mon deuxième café de la journée (déjà!), et je me garroche à tête perdue vers la salle de bain, question d'essayer de faire quelque chose avec ma tignasse (c'est pas parce que je suis d'une humeur désagréable que je suis en plus obligée de faire peur à l'édifice au grand complet, tout de même).

Bonne journée!

jeudi 8 octobre 2009

L'automne

Aaahhh, l'automne.
Les couleurs, la fraîche, le stress?

Oui, oui, le stress. C'est que, lecteurs, lectrices, la mi-octobre qui s'en vient à grand pas marque le moment où je dois recommencer à harceler ma boss pour obtenir ces congés tant convoités. Ce qui me cause un stress immense. Pourquoi, vous me demandez? Parce que depuis que l'idée de partir vers des cieux plus cléments et plus chaud pour célébrer le changement d'année, on me dit et re-dit que les congés nécessaires pour partir pourraient ne pas m'être accordés, pour les besoins du service. J'aimerais donc que tout se fasse dans le calme et la raison, que tout me soit accordé sans que j'aie à m'obstiner pour obtenir ce à quoi j'ai droit, et ce pour quoi j'ai travaillé durement tout l'été. Jamais je n'ai été aussi stressée et fatiguante (demandez à mes collègues, je les achale avec ça depuis au moins le mois de mai) pour une demande aussi simple qu'un deux semaines de congés.

Je me surprends à y penser à tout moment incongru de la journée, à me demander même si, dans le pire des cas où je ne pourrais pas partir, je pourrai faire mon travail au mieux de ma capacité et laisser de côté ma déception. Et, à bien y penser, je commence à en douter. Ce qui me montre un côté de ma personnalité que je ne croyais pas avoir, et qui me déçoit beaucoup. Mais bon, en attendant, je magasine les voyages, et je me croise les doigts pour que tout ailles bien.

En attendant, je me prépares tranquillement pour l'hiver. Mon oncle a répondu à mon appel à l'aide et est venu m'aider à enlever l'unité d'air climatisé qui trônait du haut de sa fenêtre dans mon bureau. Enfin, je ne grelotterai plus en travaillant. Et enfin, j'arrêterai de me dire qu'il faut que j'appelle mon oncle, puisque c'est fait. Reste juste maintenant à lui demander s'il ne pourrait pas venir avec moi pour chercher le set de cuisine tant convoité de ma copine YeuxBleus, qui elle a enfin fait l'acquisition d'un nouveau set de cuisine, et qui me vend le sien.

Bien sûr, vous comprendrez bien que je compte profiter de son set à elle pour faire des essais de toutes sortes dessus. Puisqu'il est plus pâle que le reste des meubles qui résident dans ma mienne de cuisine, je compte le reteindre en plus foncé et, tant qu'à faire, à y ajouter quelques touches personnelles. C'est que, la table d'adoption comporte quatre vitres, qui s'enlèvent (j'ai vérifié), et sous lesquelles je compte mettre de la céramique aux couleurs de mes murs. Malheureusement, je n'ai jamais fait ça! Mais au prix qu'elle me fait pour le set au complet, si je manque mon coup, je suis sûre que ça fera moins mal au moral. De toute façon, le set d'adoption a un avantage marqué sur la table d'origine; il arrive avec quatre chaises! Quatre! Voyez-vous, lecteurs, lectrices, mon set à moi n'a que trois chaises. Bien sûr, il en avait quatre à l'origine, comme tout set qui se respecte, sauf qu'avec l'âge (il doit bien être aussi vieux que moi), une des chaises nous a abandonné il y a de cela des années, avant même qu'il ne devienne officiellement à moi.

Lecteurs, lectrices, je me donne jusqu'à l'arrivée dudit set d'adoption pour apprendre comment afficher des photos dans mon mien de blogue (la ReineChocolat pourra peut-être m'aider dans mon aventure, elle qui semble en savoir bien plus que moi là-dessus?), question de vous montrer la progression du projet. Et s'il se solde en réussite, bien ce sera les armoires de cuisine qui y passeront ensuite. À bas la mélamine blanche des années 90! À bas je dit!

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous dit bon café! Moi je m'en vais remettre ma cuisine en ordre à une main (l'autre tiendra le café) avant de commencer ma journée de travail.

À bientôt!

mardi 6 octobre 2009

Grandes idées pour une petite javanaise

Lecteurs, lectrices, bonjour! C'est avec joie et allégresse dans mon coeur d'organisatrice que je vous annonce que le party de fond de garde-robe de dimanche dernier a été un succès. Oui oui, un succès!

Pour celles qui ne connaissent pas le principe (et les ceux que ça intéresserait, on sait jamais), un party de fond de garde-robe est l'occasion par excellence de troquer les vêtements qui ne font plus ou qu'on n'est plus capable de voir pour une raison ou une autre, et de leur insuffler un souffle nouveau. En fait, chaque personne apporte son sac de linge à donner, et repart avec un nouveau butin vestimentaire. C'est aussi une façon de se refaire une garde-robe gratos.

Dimanche dernier, je faisait ma deuxième édition du fameux party, grâce à Marie la Grande Aventurière qui m'avait donné cette excellente idée l'année d'avant. J'ai donc invité quelques personnes, question de s'échanger nos vieux trucs qu'on voulait plus voir.
Et, comme à la première édition, je me suis retrouvée, hôtesse que je suis, avec des objets incongrus en trop, qui m'ont gentiment été laissés par inadvertance. L'année dernière, c'était une plante (que je me suis empressée de tuer, bien malgré moi; je n'ai pas de plantes chez moi pour cette raison, d'ailleurs). Cette année, c'est un jeu de Risk, deux ou trois livres de romance et des livres de recettes. Ces merveilleux objets vont donc se diriger directement dans la pièce où je range toutes ces bébelles qui vont éventuellement se retrouver dans une vente de garage, que je me promets de faire depuis mon arrivée dans ma mienne de maison. Mais passons.

Grâce à cette rencontre, j'ai pu, entre autres, reprendre une chemise dont je m'était défaite l'année dernière puisqu'elle était rendue trop petite. Elle me fait à nouveau, maintenant. Z'imaginez la joie, vous autres? Je peux enfin remettre une chemise que j'aimais mais qui ne boutonnait plus! Et j'ai pu aussi me débarasser de certains vêtements qui ne m'allaient plus et qui traînaient dans mon garde-robe depuis des lunes, comme un ado en peine de sa peau!

En plus de ce troc, ça a été une excellente occasion de voir des copines et de bien s'amuser. Malgré les deux allergiques qui, à leur départ, commençaient à avoir de la misère à respirer en raison des deux poilus.

En parlant des poilus, laissez-moi vous dire que le moins poilu des poilus est une vraie guidoune. Oui oui! Une guidoune je vous dit! C'est qu'à l'arrivée de la Grande Boss, môssier est venu lui dire bonjour avec de l'espoir plein les yeux, pour ensuite se laisser tomber lourdement sur ses pieds, question de se faire flatter et gratter la bédaine. Que la Grande Boss s'est empressée de faire, d'ailleurs. Elle a donc gagné un fervent admirateur qui l'a suivi pendant quelques heures. Je peux vous annoncer que je n'avais plus aucun intérêt pour le poilu, malgré le fait que je sois en charge de la bouffe et de l'eau, et de leur confort général. Non, le moins poilu des poilu avait trouvé son amour, celle qui lui gratterait la bédaine pendant des heures (ou enfin, c'est ce qu'il espérait).

Sur une autre note, la recherche de destinations voyages est enfin officiellement lancée. Il reste encore et toujours les congés à faire approuver, mais en attendant, on cherche. Malheureusement, pour l'instant je n'ai toujours pas trouvé LA destination rêvée pour LA durée recherchée, mais je ne m'avoue pas vaincue pour autant! J'ai même fait appel à une agente de voyage qui m'a aidée à quelques reprises avant, et le chum de la Grande Saguenéenne est aussi supposé regarder de son côté.

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous dit bon café; moi, je vais m'en refaire un autre, et je m'installe devant mes millions de livres de recettes, question de trouver quoi popoter pour souper et, idéalement, pour le reste de la semaine aussi. C'est qu'aujourd'hui et jeudi matin seront probablement mes seules occasions de faire de la popote, puisque mercredi soir, je vais voir ZombieLand au cinoche (je vous en redonnerai des nouvelles!), et vendredi, j'ai une sortie. Je m'en vais donc éplucher toutes ces recettes et faire une épicerie du tonnerre avant de commencer ma journée.

Bon café, et à bientôt!

samedi 3 octobre 2009

Les dents, les dents... on en a tu vraiment besoin de nos dents?

Lecteurs, lectrices, je suis découragée!

J'avais rendez-vous chez le dentiste jeudi matin. Après avoir vainement tenté de repousser ce malheureux rendez-vous d'une semaine, je me suis résignée à m'y rendre. Donc, jeudi matin, je me lève, et j'essaie de ne pas penser à ce rendez-vous qui me dégoute (je déteste aller chez le dentiste, et je suis sûre que je ne suis pas la seule). Je me prépares un petit déjeuner, et je m'installe devant l'ordinateur, question de déjeuner et de me mettre à jour dans les nouvelles du monde cybernétique.

Et puis, la première bouchée entâmée, j'entends juste à côté de moi un bruit bizarre. Comme si un poilu se préparait à être malade. Évidemment, je regarde par terre pour tasser ledit poilu, mais je me rends rapidement compte que c'est pas la remontée du lunch, le problème.

Maudine.
Permettez-moi de faire une parenthèse ici : si vous êtes en train de manger pendant la lecture de ce blogue, lecteurs, lectrices, vous devriez peut-être attendre d'avoir fini de manger avant de continuer. Voila, avertissement fait, je continue.

En fait, Môssieur avait "fait dans ses culottes", pour ne pas être plus crue. Et poilu comme il est, ben il avait décidé de s'essuyer sur mon plancher (sur le plancher!!! franchement!), juste à côté de moi. Laissez-moi vous dire que votre hôtesse s'est empressée de laisser son déjeuner et d'apporter le poilu, à bout de bras, dans la salle de bain pour faire un nettoyage en règle. Évidemment, puisque je suis toute seule à essayer de le tenir ET à le nettoyer, ben c'est pas une mince affaire.

La job du minet terminée, après une quinzaine de minutes, avec l'autre qui braillait de l'autre côté de la porte fermée, j'ai pu nettoyer mon plancher. Vous imaginez bien qu'à ce point, mon déjeuner qui traînait encore sur la table a fait un vol direct dans la poubelle. J'ai bien beau avoir décidé de faire mon lot de ces accrochages et nettoyage quand j'ai décidé d'accueillir dans mon chez moi des minets à poils long, ça ne veut tout de même pas dire que je suis complètement immunisée. ech

De toute façon, l'heure du départ pour le fameux rendez-vous chez le dentiste approchait, et puisque ce n'est pas socialement acceptable de sortir en pyjama pour ce genre de choses (même si je suis sûre que certains le font), c'est plutôt vers le garde-robe que je me suis dirigée.

Une fois assise dans la chaise de torture, la bouche ouverte et les instruments à peine insérés, c'est à ce moment fatadique que l'alerte d'incendie de l'immeuble décide de lancer son cri strident. Évidemment. En fin de compte, ce n'était qu'un exercice, et on a reçu la consigne de ne pas bouger, de ne pas sortir. La torture a pu continuer.

Juste comme je croyais pouvoir m'en sortir et n'avoir à revenir chez le dentiste que dans six mois (la raison pour laquelle je me suis forcée à me pointer, d'ailleurs), c'est alors que j'ai reçu la visite de LA dentiste. Qui décide de me faire part de toutes sortes de bonnes nouvelles. Tout d'abord, elle décide qu'un de mes plombages commence à être magané, et qu'il faudrait le réparer. Ah, pis tant qu'à faire, autant réparer deux autres plombages à coté. Et paf, un autre rendez-vous jeudi matin prochain. Mes espoirs de ne plus lui voir la face s'évaporent. Et elle ne s'arrête pas là! Non non! Madame veut me voir aux trois mois, question de bien suivre ma dentition (on s'entends-tu que ma dentition, elle va être encore là dans six mois?). Après, si tout va bien, dans un an ou deux, on pourra espacer les rendez-vous à... tenez-vous bien, là... on espacera ça au quatre mois.

Ben oui! Je suis faite en argent moi! Parce qu'évidemment, les assurances ne couvriront pas les visites aux trois mois ni aux quatre mois pendant longtemps, là!

Après l'évanouissement de mes espoirs de la matinée, les voilà anéantis, assassinés même, perdus à jamais.

Je vous jure, lecteurs, lectrices, à mon retour à la maison, j'avais envie de rappeler la dentiste pour lui dire de tout m'enlever mes dents et me foutre un dentier, pour qu'on en finisse.

Je crois bien que je vais suivre les sages conseils de ma copine, et faire reporter mon rendez-vous de trois mois. Tant pis pour les ambitions pécuniaires de la dentiste, je ne suis pas assez riche pour payer ma maison, mon auto ET le salaire de la dentiste. Et puis, mes dents me suivront, elles ont pas le choix de toute façon.

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous dis bon café. Moi, je troque mon pyjama pour du confort et je me lance dans le ménage, question de remettre un peu d'ordre dans cette mienne de maison, en prévision du party de fond de garde robe de demain.

À bientôt!