samedi 28 février 2009

Le Grand Ingénieur... et mes mauvaises idées de février

Lecteurs, lectrices, aujourd'hui, c'est la fête au Grand Ingénieur, le manufacturier de votre hôtesse, le Grand manitou de ma jeunesse et de mes grandes ambitions d'adultes... mon petit papa à moi.

Bon, sa fête n'est ni aujourd'hui, ni demain, mais bien le 29. Le pauvre. Mais comme il aime si bien le raconter à tout le monde, il n'a que 17 ans. Le chanceux. Et bien sûr, moi, j'avais réussi à oublier!

C'est que c'est la deuxième fête que j'oublie ce mois-ci, alors que je n'en oublie que très rarement! Prenez, par exemple, la fête à une autre copine, plus tôt dans la semaine, dont le souvenir a fondu sur moi comme un mur de brique en plein glissement de terrain. Je regardais l'horloge de mon ordinateur, et je fixais la date, parce que je savais bien qu'il y avait quelque chose que j'oubliais. Et puis, tout d'un coup... HORREUR! J'avais presque oublié! Qu'à cela ne tienne, je me lance sur le téléphone pour lui passer un coup de fil, puisqu'en une dizaine d'année de connaissance, jusqu'à maintenant, je ne l'avais oublié qu'une seule fois. Évidemment, j'ai dû laisser un message. Je soupçonne fortement qu'elle se soit sauvée vers des paysages plus cléments, des plages plus sableuses et une semaine de relax intensive au doux soleil du Sud.

Mais revenons à mon Grand manitou de papa... quand la lumière s'est faite, dans ma tête et ma cuisine (parce que c'est là que j'étais et non, pas pour cuisiner un petit plat; quand même, c'est moi que vous lisez!), je me suis encore une fois lancée sur le téléphone. Pour encore devoir laisser un message. C'est que le Grand Ingénieur est occupé! Le connaissant, il sera de retour dans son bercail demain, et puisque ni aujourd'hui, ni demain ne sont officiellement sa fête, je pourrai lui souhaiter en direct, demain.

Idéalement, j'aimerais bien faire comme ma mère faisait, et lui crier Bonne fête!! à pleine tête le 28 à minuit. Mais puisque les téléphones en plein milieu de la nuit ne sont pas très appréciés de personne, je m'abstiens.

Mais, je change de sujet... puisque j'ai aussi oublié de vous raconter ma quasi journée de printemps!
C'est que, vendredi a été pleine de rebomdissements! Plutôt, marquée par une mauvaise décision de ma part. Que je me réjouis de vous raconter, lecteurs, lectrices, pour que vous puissiez rire de moi et, surtout, ne pas faire la même chose que moi.

C'est que, vendredi matin, à mon réveil, mes annonceurs à la radio m'ont annoncé qu'il faisait beau! Bon, je l'admet, j'exagère. Ils m'ont plutôt annoncé qu'il ne faisait pas un froid un canard. Ce qui m'aurait emplie de joie si je n'avais pas autant envie de rester cachée sous mes couvertes. Malheureusement, même si j'avais fermement l'intention d'abuser du piton snooze pendant au moins une demie-heure, le plus poilu des poilus, lui, avait d'autres idées en tête. C'est que pour me lever, le plus poilu a une formule gagnante : il me lèche le fond de la tête! Et ça m'énerve. Alors quand je me cache sous mes couvertes, il me donne des petits coups de patte sur la tête. Il me flatte la tête, quoi. Mignon, oui. Le matin, moins. Beaucoup moins. Puisque j'ai beau m'enfoncer plus loin dans le lit, il me retrouve toujours. Et quand mon regard accusateur se pose sur son regard à lui, le mieux qu'il sache faire, c'est de me regarder avec ses yeux bleus, de ronronner comme si sa vie en dépendait, et de me rappeller quelle heure il est. C'est à dire, qu'il a faim.

Évidemment, une fois que moi je suis sortie du lit, lui me suit dans la salle de bain, pour continuer de me flatter pendant que je brosse mes dents. Laissez-moi vous dire que ça me fait rire à chaque fois. Mais pensez-y bien un moment... avez-vous déjà essayez de vous brosser les dents avec le fou rire? Pas facile. Et minou qui continue de me flatter le bras de sa patte comme pour me dire, plus vite, j'ai faim! Le brossage des dents est toujours deux fois plus long quand il m'aide.

Donc, je reviens à mon erreur. Les annonceurs me disent qu'il fait au dessus de zéro dehors. La joie! Le bonheur! C'est le PRINTEMPS!!! Non seulement ça, mais en plus, ils me disent qu'il devrait faire près de 10 degrés en fin de journée! Ça y est, c'est décidé, je laisse mon manteau d'hiver tout penaud dans son placard, et je sors le manteau de printemps.

Erreur, lecteurs, lectrices; grave erreur.

Bon, dans la journée, tout va bien, il fait beau, et mon manteau de printemps me satisfait amplement, il coupe le vent, je me sens toute légère, et je passe une bonne partie de la journée à sourire à chaque fois que je l'enfile.

Malheureusement, Février a décidé qu'il ne pouvait pas me laisser mettre mon manteau de printemps avant qu'il ne soit parti! En fin d'après-midi, la température commence à descendre, et la grêle et le grésil se mettent de la partie.

Vous me voyez, vous, à ma sortie du bureau, en train de gratter la glace sur mon pare-brise dans mon petit manteau de printemps, pas de gants? Je vous le dit, c'était pas une partie de plaisir. Mais vous auriez bien ri. J'ai passé plus de temps dans l'auto à me réchauffer qu'à l'extérieur, à gratter. Et puis, après tout ça, j'avais bien l'intention de rentrer à la maison, de sauter dans mon pyjama en doudou, de me faire un petit café tout chaud, et de ne plus repenser à mon manteau de printemps avant le mois d'avril.

Malheureusement, la paresseuse en moi n'était pas passée à la station d'essence de la semaine, et j'ai dû faire un détour, par peur de ne pas me rendre jusqu'à la maison. Et puisque j'étais juste à côté, je suis passée aussi par la SAQ, question de me prendre une bonne bouteille de vin. Et par l'épicerie aussi, puisque ma cuisine criait famine. À bas la paresse, je dis.

Puisque j'étais à l'épicerie, et que ma toute première expérience avec le fudge a gravé à tout jamais la liste complète des ingrédients dans ma tête, et bien je me suis félicité de cette bévue en achetant tout ce dont j'avais besoin. Et je n'ai pas oublié un seul ingrédient, pas un seul! Donc, chers lecteurs, chères lectrices, je vous écris en attendant que mon fudge soit prêt à manger! Et cette fois-ci, ça ne m'aura pas pris trois jours à le faire. Et à en juger par la dernière fois et par le goût du chocolat de la cuillère (et du plat), il va être excellent!

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous dit : bon café! Moi je vais enlever ma brassée de la sécheuse et je m'installe ensuite sur mon mien de divan, à côté du plus poilu des poilus et sous le regard bienveillant du moins poilu des poilus (qui hante encore le fauteuil), avec un morceau de fudge dans une main et une grande tasse de café dans l'autre!

À bientôt!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire