jeudi 7 mai 2009

Ces petites frustrations qui nous narguent

Lecteurs, lectrices, vous avez ma permission pour être réellement surpris et surprises. C'est que, après trois semaines sans mot dire, me voilà qui vous enterre sous un déluge de petits ou moins petits billets! Que voulez-vous, c'est ma façon à moi de vous garder en suspense.

Puisque vous êtes mon exutoire, mes chanceux et chanceuses(!), je vous raconte ma toute dernière frustration, qui ne date pas de ce matin (non non, la journée n'est pas encore assez avancée, tout de même).

C'est que, voyez-vous, il y a maintenant trois semaine, je célébrais ma fête. Qui pour moi est un événement. Oui oui, je fais partie de ceux pour qui vieillir est cause de célébration, qui aime ça, et qui à chaque année, fait le point sur où elle est rendue et ne peut s'empêcher de regarder le passé avec un grand sourire niaiseux. Je me suis rendue! J'ai survécu! Et malgré tous les désagréments corporels et visuels (je parle ici de miroirs, mes yeux vont très bien... un peu trop, des fois), j'apprécie ma vie dans toute sa routine, j'aime mon travail, mes amies, ma mienne de maison pis mes poilus.

Donc, pour l'occasion, je me suis préparée à l'avance, pour lancer une invitation en règle à mes copines qui sont à Montréal. C'est que, on se rencontre chaque année pour la fête de toute et chacune... enfin, on essaye. Mais voilà. Après l'invitation, je me fais répondre par des "excellente idée! mais... "

Oui, l'idée était excellente. Oui, j'ai de la place à recevoir tout ce beau monde, et oui, c'est juste assez loin pour justifier le fait qu'elles doivent dormir chez moi, mais pas assez loin pour qu'elles ne se déplacent pas. Surtout que jusqu'à maintenant, c'est plus souvent moi qui se déplace.

J'admet, elles sont trois, je suis une. Parmi ces trois, deux ont un enfant, dont la première se partage avec son ex la garde de leur fils, et la deuxième, dont la toute jeune fille ne peut pas être laissée à la bonne garde de son père sur un coup de tête, horaire variable et imprévisible de l'homme oblige.

Et moi, qu'est-ce que j'ai? Deux poilus irréductibles qui sont parfaitement capable de s'occuper tous seuls le temps d'une journée ou deux.

Donc. Elles ont toutes répondues à mon invitation, en me disant que c'est une excellente idée. Évidemment, elles ne peuvent pas venir me voir à Pâques, étant donné tous les plans familiaux déjà prévus. Ce que je comprends parfaitement, déracinées qu'elles sont du Saguenay comme moi. Enfin, ces plans, deux en ont prévus. La troisième se retrouve malheureusement seule à la maison avec sa petite, en raison du décès de sa belle-mère, à l'étranger, raison de l'absence (plus que compréhensible) de l'homme de la maison. Malheureusement, à part un petit message de la part de cette dernière me disant que son homme était revenu et qu'elle pouvait maintenant me rendre visite, les deux autres n'en ont jamais reparlée.

Jusqu'à cette semaine. C'est que, samedi prochain, c'est la fête d'une de ces trois. Et évidemment, on se prépare une sortie. À Montréal, bien sûr. Donc, encore une fois, ma fête est passé dans le beurre (parce que pour moi, un simple bonne fête sur Facebook n'est jamais suffisant, j'aime quand mes copines m'appelles!), et on se prépare à un célébrer une autre.

Bien sûr que j'irai, c'est pas plus loin pour moi que pour elles. Et c'est beaucoup plus facile pour moi de me déplacer, j'en conviens. N'empêche que je suis décue. J'aurais donc aimer les recevoir dans mon petit nid douillet, avec une trop grande quantité de vin et de bouffe et en sachant que, pour une fois, c'est pas moi qui doit se taper, toute seule avec ma musique, le chemin du retour.

Tant pis, je réitèrerai mon invitation sur place, face à face plutôt que par courriel, et j'ai la ferme intention de revenir à la maison avec une promesse formelle de leur part de venir me voir. C'est que, l'amitié, pour moi, ça se doit d'être réciproque, pour tout.

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous dit merci de me lire et de me permettre de vous raconter mes frustrations, si puériles soient-elles. Et je vous souhaite un excellent café en ce matin pluvieux; moi je me dirige d'un pas bien décidé vers ma mienne de cafetière pour remplir, une fois de plus, ma tasse, question de noyer cette frustration avant de commencer ma journée de travail.

À bientôt!

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