Lecteurs, lectrices, encore une fois je vous ai abandonné. J'espère que vous me pardonnerez (encore). J'aimerais bien vous dire que je ne le referai plus, mais je dois vous avouer que ce serait mentir. Malheureusement, la Javanaise que je suis est comme ça, quand j'ai pas envie de faire quelque chose, je ne le fais pas. À moins bien sûr qu'il s'agisse du travail, parce que, soyons franc, j'aime mon confort, ma maison, mes poilus et mes petits divertissements, et que tout cela partirait en fumée si jamais je me retrouvais sans emploi pour cause de conneries de ma part.
Donc, je vous abandonne quelques fois pour mieux revenir au terme d'une semaine bien remplie. C'est que, aussi, je passe mes journées de la semaine devant l'ordinateur. Et que bien que j'aime me tenir au courant sur Facebook et Twitter, je n'ai pas toujours des choses à raconter (petite vie tranquille oblige). Et plutôt que de vous titiller avec un nouveau message pour simplement écrire bonjour, j'ai rien à dire, eh bien je m'abstiens.
Voilà pour le mea culpa.
Donc, lecteurs, lectrices, après avoir passé une semaine bien remplie, des amies m'ont fait part jeudi qu'elles comptaient aller dans un cinq à sept vendredi soir. Bien sûr, moi, j'ai décidé de les suivre. Évidemment, ce fameux cinq à sept, comme tous les autres passés avec elles, a commencé à 18h30 pour se terminer... dans un bar karaoké miteux aux petites heures du matin. Comme d'habitude, quoi. C'est à croire que je n'ai pas appris depuis le temps.
C'est que, depuis quelques mois, depuis le début de l'été plutôt, la folie des sorties du vendredi soir nous a pris. Et à chaque fois c'est la même rengaine. Chacune de notre côté, on se promet de ne prendre qu'un ou deux verres, et de rentrer pas trop tard. On finit toujours par rentrer tôt... le lendemain matin! Je vous jure, lecteurs, lectrices, depuis la vingtaine je n'ai jamais autant sorti. Et dans ces sorties où le vin coûle à flot, ben le petit bar karaoké du coin finit toujours par nous accueillir à bras ouvert. Je n'y suis pas encore une habituée, mais ça ne saurait tarder, au train où on va! Déjà ma copine y est connue (c'est que l'achalandage est très modeste dans cet établissement, c'est à se demander comment ils survivent, honnêtement).
Donc, toute de bonne humeur que j'étais hier, je me suis permise de pousser une ou trois petites chansonnettes (au grand malheur des oreilles des autres clients). Vous devriez voir la sélection de titres qu'ils ont, c'est ahurissant! Ils ont des centaines de chansons, de toutes les années possibles, et de tous genres! C'est à y perdre son latin... ou la voix, c'est selon.
Laissez-moi vous dire par contre que, toujours fidèle à mon habitude, je paye pour les excès de la veille. Bon, beaucoup moins qu'il y a deux semaines (n'ayant pas pris ma voiture il y a deux semaines, et n'ayant pas non plus résisté à l'appel du vin rouge, j'ai fait une folle de moi... oui oui, une folle de moi, vous avez bien lu!), mais aujourd'hui, c'est la fatigue qui me hante.
Au moins, ma collègue de travail m'a proposé de prendre mon texte que je devais faire en temps supplémentaire aujourd'hui. C'est que, bien sûr, puisque la menace de nouvelles élections au fédéral plâne depuis quelque temps, les clients font traduire toutes sortes de textes, plus ou moins importants mais tous urgents, à les entendre parler. J'ai donc accepté de prendre un texte qui était rattaché à un autre beaucoup plus gros, qui est arrivé hier en fin de journée et que nous devions traduire pour ce soir. SAMEDI SOIR. Franchement. Finalement, ma collègue de travail, qui traduit une partie de l'autre texte plus gros, m'a appelé ce matin pour me demander quand je comptais aller au bureau aujourd'hui. Pour finir par me dire que j'allais probablement m'arracher les cheveux de la tête en faisant ce texte et que si j'accepte de faire les modifs qui vont sûrement rentrer lundi, elle pourrait faire mon texte que je devais faire aujourd'hui. À moins bien sûr que je tienne mordicus à faire du temps supplémentaire.
Je n'y tenais pas. Mais absolument pas. Je me suis donc empressée d'accepter les modifs. Ce qui signifie que ma seule sortie d'aujourd'hui se résumera à aller faire une razzia à l'épicerie.
Parce qu'en plus de ne plus avoir de quoi à me nourrir moi, la bouffe à poilus arrive à sa fin. Et ils le savent, je crois, puisque je ne vois pas pour quelle autre raison ils me regarderaient avec ces yeux affamés depuis quelques jours.
Sur ce, lecteurs, lectrices, je cède enfin à leurs menaces silencieuses. Je vous dit donc bon café, gang; moi, je me sauve à l'épicerie avant qu'un des deux poilus décide de me donner une leçon en partant avec un bout de jambe.
À bientôt!
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