Lecteurs, lectrices, ma journée a mal commencée!
Comme je vous l'ai annoncé hier, j'avais la ferme intention de me rendre à ma clinique médicale, puisque mon médecin de famille faisait du sans rendez-vous aujourd'hui. Évidemment, il faut arriver tôt le matin (tôt? Que dis-je, à une heure immonde, IMMONDE je vous dis!). Bien sûr, pour arriver à me lever à cette heure inhabituelle, je me suis couchée tôt. Bon, on s'entend, mon idée de me coucher tôt est probablement tard pour la plupart d'entre vous, sages que vous êtes. Me suis couchée un peu avant 23h, ce qui m'a agréablement surprise. Malheureusement, ma faculté de tomber endormie était restée debout elle. J'ai enfin réussie a m'endormir vers 2h... et j'ai passé la nuit à me réveiller et à me rendormir. Résultat : quand le cadran a osé sonner ce matin, laissez-moi vous dire que je ne me suis pas gênée pour utiliser le snooze à outrance.
Une fois debout, je me suis fait un café rapide, et je me suis garrochée dans mon auto à l'heure complètement ridicule de 7h15. À cette heure-là, moi, habituellement, JE FAIS DODO! Franchement.
En arrivant devant la clinique, je ne vois qu'une seule voiture dans le stationnement. Je suis toute énervée, convaincue d'avoir facilement un rendez-vous, et que je n'aurais même pas à attendre des heures et des heures assise dans une chaise inconfortable pour voir mon médecin. J'aurais donc dû me douter qu'il y avait anguille sous roche. En entrant dans l'immeuble, une femme me regarde avec un air de découragement... évidemment, je ne fais pas le lien.
Je monte donc les marches à grandes enjambées (pour moi, des grandes enjambées, c'est pratiquement trois pas par marche, remarquez) armée de mon livre, de ma patience, et d'une faim à faire saliver le Métro à côté, et j'arrive devant la porte de la clinique, où j'y lit un petit message laissé là, tout gentiment... pour nous avertir qu'il n'y aura pas de clinique sans rendez-vous aujourd'hui le 10 mars.
JE ME SUIS LEVÉE POUR ÇA MOI?????
Et moi qui avait pris soin d'appeler la journée d'avant pour m'informer quelle journée mon médecin de famille faisait du sans rendez-vous, et le message disait mardi le 10 mars! Quand je suis redescendue toute débinée, la petite madame que j'avais croisée à mon passage vers la clinique, armée de mon livre et de ma patience, me dit qu'elle avait demandé à la réceptionniste, hier, quand son médecin de famille (la même que moi) faisait du sans rendez-vous, et qu'elle s'était fait répondre aujourd'hui.
Franchement. Je me suis levée une bonne heure avant mon heure habituelle, sinon deux puisque je ne travaillais qu'à 13h aujourd'hui; j'ai passé la journée d'hier à stresser en vue du rendez-vous et à me demander si j'allais réussir à en avoir un, j'ai dû demander l'aide des deux poilus pour m'extirper de mon lit puis de la maison ce matin, pour ça?
Croyez-moi, lecteurs, lectrices, je ne suis pas enchantée du tout. Si au moins je pouvais me rendre en début de soirée, prendre ma chance et avoir ou non une place, ça serait moins pire. Mais non. À ma clinique, ils commencent à prendre les noms des patients pour le sans rendez-vous le matin, à 8h30. Ce qui signifie que pour être sûrs de pouvoir voir un médecin, il faut arriver au moins une heure à l'avance, idéalement une bonne heure et demie. Les seules fois où je me lève à des heures aussi matinales, c'est pour prendre l'avion. Et encore, si on pouvait voir un médecin le matin... mais non! Ils prennent notre nom, et nous disent de revenir quand les sans rendez-vous commencent. La dernière fois, c'était à 15h. La dernière fois, je suis arrivée à 7h45 devant les portes, et j'étais douzième en ligne. La dernière fois, je suis revenue à la clinique à 15h (question de ne pas prendre de chances, qu'est-ce que vous voulez, je suis névrosée et je m'assume) pour enfin voir mon médecin un peu après 19h. Ah, elle a été longue cette journée.
J'attendrais bien mon rendez-vous annuel pour voir mon médecin, mais je ne peux pas prendre mon rendez-vous toute suite. Non non, ce serait trop facile! Imaginez-vous donc, lecteurs, lectrices, que l'horaire de mon médecin sorts aux trois mois. Donc, la journée de la sortie de l'horaire (ou la journée suivante, je sais pas trop) tous ses patients se garrochent à tête perdue sur le téléphone et la touche recomposition, question de gagner à la loto-santé, comme on l'appelle si affectueusement au bureau. C'est qu'on a presque toutes la même médecin... La dernière journée de sortie de l'horaire, c'était le 14 ou le 15 janvier. Évidemment, j'ai complètement oublié.
Meilleure chance la prochaine fois, quoi. Ce qui donne, ô joie, ô bonheur, le 15 avril, journée de ma fête! Mautadine. Je ne m'attends pas à avoir mon rendez-vous avant le mois de juin, au moins. Et je ne veux pas attendre jusque là. Donc, vendredi, je vais appeler à nouveau à la clinique, question de savoir qui sera le médecin de garde la semaine prochaine.
Sur ce, lecteurs, lectrices, je ferme mon mien d'ordi, je décide si je vais me coucher ou si j'écoute une petite émission à la télé (déchirante décision s'il en est une, et je sais déjà ce qui va gagner -- et non, ce n'est probablement pas le lit) et je vous souhaite bon café!
À la prochaine montée de lait!
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