samedi 21 mars 2009

Quand ça mijote...

Lecteurs, lectrices, je vous dois des excuses.

Mon dernier message remonte à il y a 11 jours. J'en suis désolée. En ma défense, je dois vous avouer qu'il ne s'est rien passé qui vaille la peine de vous écrire, même si certaines croient que je serais capable de tourner en périple le simple fait de m'asseoir dans mon mien de divan. Bon, avec un peu d'inspiration, et bien des détours, je pourrais probablement y arriver. Mais ça n'a pas été le cas en mars.

Le mois de mars a eu quelques revirements, j'en conviens. La clinique, à laquelle je ne suis toujours pas allée (il faut d'ailleurs que je passe un coup de fil pour savoir si ma médecin fait du sans rendez-vous cette semaine), et que je bouderais volontiers si ce n'était de ce problème qui continue de me narguer. Il y a aussi eu ma sortie de matante; qui continue de me remplir de désespoir à chaque fois que je me rappelle qu'une sortie du genre, c'est un événement quand avant, un samedi soir passé toute seule à la maison relevait du miracle. Mais voilà. À part ces deux événements, qui se sont retrouvés dans mon blogue, il ne s'est rien passé d'autre.

La semaine qui vient sera peut-être plus propice aux messages par contre, puisque je l'ai bien remplie. C'est que j'ai rendez-vous chez l'acuponcteur lundi soir, chez la coiffeuse mardi matin (question de cacher ces couettes blanches que je ne saurais voir, ou plutôt, de me débarasser, pour deux mois, de mon look de moufette) et chez le dentiste jeudi matin.

L'autre semaine sera probablement tout aussi remplie, puisque j'ai ENCORE changé d'idée. Oui oui. Le mois de mars aura été marqué, cette année, par un sentiment de girouette intense.

Comme vous savez, au début du mois, une amie m'a demandé si je voulais aller dans le Sud avec elle. Après maintes délibérations, j'ai décidé de rester bien sagement à la maison. Malheureusement, c'était sans compter sur les attaques incessantes de mes copines qui m'ont initiées aux voyages dans le Sud (elles ont pris un malin plaisir à m'envoyer des photos de notre voyage, ce qui m'a rappelé à quel point ça avait été agréable comme voyage, et à quel point mon dernier voyage a été gâché par la mauvaise température). C'était sans compter aussi sur ma sélection de films du mois, qui, parmi plusieurs suspenses et films d'horreur a compté des films de filles, dont un qui se passe à Hawaii.

J'ai donc flanché hier, en fin de journée. Et j'ai récris à ma copine pour lui dire que s'il n'était pas trop tard, je suis prête à partir avec elle. Toutefois, un voyage dans le Sud nécessite certaines préparations... et d'autres rendez-vous. Un nécessaire et un autre qui ne l'est pas vraiment, mais qui, pour moi, fait partie de l'expérience dans son ensemble. Tous ces rendez-vous ne sont rien comparés à la torture mentale qui s'en vient : j'ai nommé la séance d'essayage des costumes de bain et du linge d'été.

C'est que, voyez-vous, la copine avec qui j'y vais est une belle blonde aux yeux bleus, et mince en plus. Alors que moi, ces temps-ci, je suis tout le contraire. Bon. Qu'elle soit blonde aux yeux bleus, c'est pas bien grave. C'est la différence entre mon ampleur (lire ici ma bédaine) et la sienne qui me met dans tous mes états. C'est que, même si j'ai perdu de l'ampleur, ou de l'importance (comme j'aime à le dire, puisque c'est tellement moins déprimant de parler d'ampleur ou d'importance que de poids) depuis novembre dernier, j'ai atteint un plateau depuis, malgré tous mes exercices --- que je fais encore, à ma grande surprise. Je peux d'ailleurs vous affirmer que ces muscles que je vois poindre sur mes bras ne sont plus l'effet de mon imagination. Quelle ne fut pas ma joie quand j'ai découvert que ce galbe que je voyais sur mon bras en sortant de la douche n'était rien d'autre qu'un tout nouveau muscle qui a élu domicile sur moi! Je vous le dis, lecteurs, lectrices, cette découverte a fait ma journée.

Mais bon, je reviens à ma hantise de la bédaine; pardon, de l'ampleur. Certaines, plusieurs même, me diront que ça ne vaut pas la peine de perdre du temps à y penser. Je suis bien d'accord. J'aimerais même y arriver. Mais depuis quelques années, cette condition de ronde que je suis me hante.

Heureusement pour moi, j'ai décidé que je ne me laisserais pas mener par mon ampleur et mon incapacité à y remédier. Mais c'est pas toujours facile. Mon but est fixé par contre; je me suis bien promise qu'à mon voyage du jour de l'An (parce que je pars pour le jour de l'An avec une copine et son chum), je pourrais me pavaner en bikini en toute impunité. Et j'ai bien l'intention d'atteindre ce but. Je n'avais juste pas pensé partir avant. Qu'à cela ne tienne, si ma copine et moi on trouve une destination de rêve qui nous est accessible toutes les deux (elle veut partir de Toronto, et moi, d'Ottawa), j'y vais, pis tant pis pour l'ampleur.

Cela dit, je regarde vers mon premier étage où reposent costumes de bain et shorts, et je tremble. Tant pis, en me rendant vers ces tiroirs qui prennent l'allure de maisons hantées, je n'aurai qu'à faire un crochet vers mon vélo d'exercice, question d'avoir l'impression de prendre des mesures actives pour m'aider. Si le voyage se concrétise, il me reste deux semaines pour me mettre dans un état d'esprit où mon ampleur cessera de me hanter (et non, pas de mesures drastiques, c'est promis... je les ai toutes essayées, et rien n'y fait; enfin pas à long terme).

Voilà. Lecteurs, lectrices, je vous souhaite un bon café. Moi je me lance comme une perdue vers ma mienne de cuisine, plus précisément vers ma mienne de cafetière, question de noyer mes angoisses existentielles dans la caféine.

À bientôt!

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