Lecteurs, lectrices, tenez-vous le pour dit, y a que certaines irréductibles pour endurer une soirée dans une discothèque avec moi.
Bon, oui, j'exagère.
Et oui, la matante dont je fais allusion dans le titre, c'est bien moi. C'est que je suis sortie samedi soir. Mais où s'en va le monde quand moi, MOI, je sors un samedi soir dans une discothèque et c'est devenu un événement? Je vous le demande!
Faut avouer que puisque je ne sors plus bien souvent, je suis un peu déconnectée de la réalité discothéquoise. C'est que, l'autre langagière et moi, nous nous sommes pointées au bar, toute poupounes que nous étions, à 10h15 tapant. Certaines, en plus, qu'il y aurait foule.
C'était vraiment ne pas savoir de quoi on parlait, nous deux.
Laissez-moi vous dire. À cet endroit là, arriver à 10h15, c'est arriver en même temps que le personnel, ou presque. Nous sommes entrées, avons donné nos manteau à la fille du vestiaire, et quelle ne fut pas notre consternation de voir qu'il n'y avait pas un chat. Pas même l'ombre d'un chat. Que le personnel. On est restée environ 15 minutes, assises dans un coin, à attendre avec espoir que d'autres personnes se pointent, ce qu'elles n'ont pas fait. Laissez moi vous dire que 15 minutes à attendre, assises sur un siège pas vraiment confortable, dans une lueur bleutée et assordies par une musique ordinaire, c'est long.
Ce qui a poussé les deux langagières en cavale que nous étions à reprendre nos manteaux malgré le cover charge qu'on avait si gentiment payé à notre entrée, et à traverser la rue vers un endroit plus animé. Quelle excellente idée on a eu! Non seulement c'était plus animé, mais en plus, on a eu droit à tout un show. C'est que, la grosse majorité du plaisir que j'ai dans un bar, c'est observer les gens. Et ils ne se sont pas fait prier. On a vu des hommes marcher et danser les bras tellement rigides qu'ils auraient facilement pu faire tomber Barbie en amour tellement ils avaient la mobilité assommante de Ken. On a vu aussi un homme faire un saut en posant les yeux sur un décolleté qui passait son chemin (je n'ai pas vu le décolleté, mais la réaction de l'homme en laissait présager un de compétition); on aussi vu notre voisine de table prendre toutes les occasions possibles pour s'admirer et se faire des faces (qu'elle espérait sexy? sais pas, possible) dans le miroir qui était juste derrière elle...
Enfin, tout ce que vous pouvez imaginer voir dans un bar (dans les limites du possible, on s'entend, je suis quand même à Gatineau), on l'a probablement vu. Et on a bien ri. L'étude de l'animal humain en plein rut est hilarant, surtout dans un endroit où ils servent de la boisson. Ce qui vaut amplement mon manque de sommeil des deux derniers jours.
Je vous quitte là-dessus, lecteurs, lectrices. Mais sachez que demain, je retournes à la clinique sans rendez-vous, ayant appris ce matin que mon médecin de famille voit des clients en soirée demain. La saga du médecin recommence. Ôh joie, Ô bonheur. Une autre journée à attendre. C'est que, pour voir un médecin sans rendez-vous, il faut se pointer tôt le matin (ils ouvrent les portes de la clinique à 8h et commencent à prendre les noms à 8h30, donc évidemment, pour être certain de voir un médecin, faut être à la clinique environ une heure avant l'ouverture des portes), pour ensuite retourner en fin de journée, et attendre son tour.
Donc, je vous redonne des nouvelles de mon périple dans le système de santé demain, après ma journée de travail. Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous souhaite bon café et à bientôt!
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