vendredi 23 octobre 2009

Grandes nouvelles et petits changements

Lecteurs, lectrices, je semble ENFIN reprendre du poil de la bête. Et je parles pas des poilus, là, non non!

Cette semaine a été marquée de cruelles sautes d'humeurs, d'une déprime sans fond, de changements dans les habitudes des poilus, d'une grande nouvelle, d'une petite panique, d'une déception suivie d'une remontée éclair pour cette possibilité que je croyais perdue à cause d'un spectacle.

Voilà donc, lecteurs, lectrices, le résumé rapide de ma semaine. En détails, puisque vous en savez déjà probablement trop sur mes fameuses sautes d'humeur (et si vous êtes comme moi, vous êtes probablement tannée de lire sur le sujet, puisque je suis tannée d'écrire sur ce sujet). Vous connaissez également la raison de ma petite panique. Permettez-moi donc de passer à la grande nouvelle, qui nous a été annoncée ce mercredi matin, à l'occasion d'une de nos rares réunions d'équipe. C'est que, comme vous savez, les Jeux olympiques s'en viennent. Et apparamment que la commissaire aux langues officielles a décidé, dans un éclair de lucidité sans précédent, que le français était gravement sous-représenté en Colombie-Britannique, donc à Vancouver.

Ça vous surprends, ça? Vraiment?? Me semblait donc aussi.

Donc, éclair de lucidité oblige, et mon employeur offrant le plus grand cabinet de traducteurs au pays (enfin, c'est ce qu'il aime à annoncer), depuis des mois que la boss nous fait des crises de panique pour tout le travail qui s'en vient à cause des Olympiques, SI jamais le comité organisateur décidait de donner un méga-contrat de traduction à mon employeur. C'est d'ailleurs une des deux principales raisons pour lesquelles ma boss ne m'a toujours pas dit si je vais pouvoir prendre des congés dans le temps des fêtes (mais je ne repartirai pas sur le sujet, lui aussi, vous le connaissez déjà trop bien). Mais... pour coordonner tout ce travail, qui sera la personne la mieux placée??

Pas moi, bien sûr. Détrompez-vous, ce n'est pas moi. Je n'ai d'ailleurs jamais brigué ce poste, un parce que je n'avais aucune idée qu'ils cherchaient du monde pour ça, et deux, parce que ça ne m'intéresse pas du tout. Vous me trouverez peut-être pas ambitieuse pour deux sous, mais j'aime le travail que je fais, et pour déjà avoir essayé autre chose, je veux CONTINUER à faire le travail que j'aime. La bonne nouvelle, par contre, c'est que c'est ma boss qui va s'occuper de tout ça.

Bon, je l'admet, ça va causer des problèmes qu'elle ne soit plus là, principalement puisqu'on se retrouve, encore, avec pas de gestionnaire. Il y a bien des personnes qui la remplacer, mais ce n'est que temporaire. Et la boss, ben elle serait partie pendant cinq mois, au moins.

Par contre, et ça me fait de la peine de l'écrire, cette absence me fera du bien. C'est que, la boss et moi, on est pareilles sur bien des points. Et on se miroite, en plus. Donc, elle est stressée, ça me stresse, et plus je stresse parce qu'elle est stressée, ben plus ça la stresse aussi (parce qu'ayant déjà été son amie, je ne suis pas capable d'agir avec elle comme j'agirais avec une personne en position d'autorité avec qui je n'aurais aucun lien). Voyez ce que je veux dire?

Toujours est-il que je lui souhaite de la chance dans ses nouvelles fonctions, que j'espère qu'elle aimera son travail, et qu'elle pourra se calmer. Ou se déstresser, c'est selon.

Ce qui m'amène à cette déception suivie d'une remontée de l'espoir. Voyez-vous, la boss, avant de nous annoncer son départ, m'a appelée chez moi pour me demander si j'étais intéressée à aller travailler de soir pour un de nos clients. Pour les deux prochaines semaines, ledit client aimerait avoir un traducteur sur place le jour et un autre de soir. Évidemment, celui de jour, z'ont pas eu trop de difficulté à trouver. C'est le poste de soir à combler qui posait plus de problèmes. Alors ma boss a pensé à moi.

Bien sur, elle avait même pas fini sa phrase que moi, j'ai pratiquement crié OUI!!! au téléphone (je me suis retenue, quand même, c'est dur sur les oreilles des grands cris comme ça). Écoutez, lecteurs, lectrices, le bonheur! Travailler de 16h à 23h, chez le client; changement de place, essai d'un nouvel environnement de travail, le tout selon un horaire qui me convient parfaitement! Une folle dans une poche que je vais dire oui!

Malheureusement, immédiatement après avoir raccroché, je me suis rappelée que le 3 novembre, c'est la date de ZeBigShow. Ce BigShow que j'attends depuis l'arrivée des billets, en mai je crois. Ce même BigShow dont je parles à tout le monde avec des étoiles dans les yeux, des fourmis dans les jambes, une anticipation pas sentie depuis des années. Pensez bien que j'ai rappelée la boss pour lui dire que s'ils voulaient toujours me prendre moins le mardi fatidique, que j'étais toujours partante. Par contre, le client, ben il voulait quelqu'un SUR PLACE pour deux semaines complètes. Alors tant pis. On me dit qu'il vont essayer de trouver quelqu'un d'autre.

Déception. Mais pas grave, parce que ZeBigShow va tout balayer ça dès mon entrée dans l'enceinte, je suis certaine.

Toutefois, et voici où l'espoir embarque, j'ai appris aujourd'hui que puisqu'ils n'ont pas réussi à trouver quelqu'un d'autre qui est assez fou pour vouloir travailler selon cet horaire, ben ils acceptent de me prendre pour presque deux semaines, et de se passer de moi le soir de ZeBigShow.

Vous pensez donc que j'ai fini ma journée avec un sourire lumineux d'étampé dans ma petite face! Ah, la joie, lecteurs, lectrices, de voir le retour de ma bonne humeur.

Sur cette lueur d'espoir et cette étincelle de bonne humeur (la première depuis le début du mois, elle est vraiment la bienvenue), je vous souhaite, lecteurs, lectrices, un excellent café.
À bientôt.

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