Lecteurs, lectrices, c'est l'automne. Déjà. Comme vous le savez, d'ailleurs. Certains d'entre vous aimez cette saison, d'autres moins.
Je fais partie de ceux qui aiment moins ça. C'est que, voyez-vous, malgré le fait que l'automne soit le moment rêvé de s'emmitouffler sur un divan confo avec un livre passionnant et un poilu ronronnant, l'automne ne manque jamais d'annoncer deux mois de déprime. Déprime qui se trouve aggravée par la date fatidique qui s'annonce samedi, puisque dans la nuit de vendredi à samedi marquera le troisième anniversaire du décès de ma mère.
Et moi qui croyais avoir passé cette étape de deuil. Moi qui croyais aussi en avoir fini avec ces sautes d'humeur néfastes qui vous rentrent dedans comme une tonne de briques version super format. Je me pensais guérie. Ô combien j'avais tort.
Remarquez, je crois que le stress des congés et du voyage ont contribué. Ajoutez à ça les fameuses sautes d'humeur mortelles dues aux hormones en folie du syndrome pré-menstruel, et vous avez tous les ingrédients pour un cocktail molotov explosif, qui rase tout sur son passage.
Je ne serais pas arrivée à cette conclusion si je n'avais pas posé les yeux sur mon calendrier, hier matin, au bureau. Après avoir eu toute la misère du monde à me partir pour aller travailler hier matin, pour ensuite arriver au bureau en maudit après le monde entier qui ôse entraver mon chemin sur la route, puis me fâcher après l'ordinateur du bureau qui ne va pas assez vite à mon goût, je me suis finalement rendue compte que j'étais en lice pour avoir une journée de merde. Ajoutez à ça le temps gris, maussade, froid et venteux, et vous avez une combinaison gagnante. Y a aussi que depuis quelques semaines, je me surprends à avoir envie de pleurer pour un oui ou un non, pour des riens, à toute heure du jour ou de la nuit. Bravo. Agréable, encore.
Toujours est-il qu'hier, lecteurs, lectrices, j'ai passé une journée d'enfer. Après avoir passée quelques heures au bureau, je me suis bien rendue compte que j'étais plus dérangeante qu'utile au bureau. J'ai donc décidé d'être gentille, vu la petitesse de l'équipe au travail, et j'ai demandé à la boss de me laisser finir ma journée à la maison.
Je suis toute équipée, je peux prendre n'importe quoi ou presque, et si j'ai une crise à faire, ben je ne déranges personne (à part peut-être les poilus, mais sympatisants comme ils sont, ils restent couchés et ne s'en font pas pour autant). Et puis, je me disais qu'en travaillant de la maison, ben je n'aurai pas à prendre un congé de maladie, et donc de réduire l'équipe d'une personne en plus.
Évidemment, c'était sans compter la panique constante qui habite la boss. Quand je lui ai demandé si je pouvais finir ma journée à la maison, et après lui avoir expliqué pourquoi, je me fais répondre qu'il faut qu'elle vérifie si des clients n'ont pas de textes secrets à nous envoyer (qui ne doivent pas sortir du bureau, donc que je ne me peux pas faire si je travaille de la maison).
Donc, j'attends d'avoir ma réponse, qui tarde à venir. Je vais voir la dame qui nous donne le travail, pour lui demander si des clients l'ont averti qu'ils comptaient nous envoyer du secret, et je me fais répondre qu'elle a aucune idée de quoi je parles. Vous comprendrez, lecteurs, lectrices, qu'après la déprime du matin, c'est la colère, que dis-je, la FURIE qui a pris le contrôle de mon humeur. Je me précipites donc dans le bureau de la boss, pour le trouver vide.
Apparamment que c'était l'heure du café. Qui a justement duré une heure.
À chaque fois que j'essayais d'aller voir la boss, elle était soit en train de jaser avec quelqu'un, café en main, dans un couloir, soit en train de jaser dans son bureau.
Finalement, après une heure et demie d'attente, de dépression, de furie, je retourne la voir pour enfin la trouver seule. Je lui demande si, en fin de compte, on va en avoir du fameux secret et, sinon, si je peux finir ma journée chez moi, pour me faire répondre que non, je ne peux pas retourner chez moi puisqu'elle a déjà refusé du télétravail à d'autres personnes de l'équipe.
PARDON? Elle aurait pas pu me dire ça quand j'ai fait ma demande originale, plutôt que de me faire attendre pour des niaiseries? Et moi qui croyait lui faire une faveur en ne demandant pas l'après-midi de congé de maladie!
Lecteurs, lectrices, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'étais fâchée. Humeur massacrante, vous dites? Je vous annonce qu'hier, je me serais fait un plaisir de massacrer, oui.
J'en ai marre. Suis tannée. Écoeurée, même.
Sur cette montée de lait, lecteurs, lectrices, je vous souhaite un bon café. Moi, je me garroche à l'épicerie, question d'acheter un autre galon de café pour survivre au reste de ma semaine.
J'espère seulement que mon humeur s'améliorera bientôt, parce que pour l'instant, c'est pas la joie. Même les poilus m'évitent, c'est tout dire.
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À ce que je vois je ne suis pas la seule à avoir écoper hier... et à l'avoir de travers! M'enfin, j'espère que tu te portes mieux :-)
RépondreSupprimerOh boy....t'es due pour venir me voir pis en fin de semaine je suis célibataire, c'est le moment parfait...... brin d'espoir dans la voix ;)
RépondreSupprimerSteph, nope, t'es pas la seule du tout.
RépondreSupprimerAnik, désolée! Avec une humeur comme ça, je suis mieux de pas m'envoyer sur la route, parce que je laisserais un sillon de destruction derrière moi...