vendredi 30 octobre 2009

La rage et... l'ignorance?

Lecteurs, lectrices, hier, j'ai compris comment certaines personnes peuvent se laisser aller à la rage au volant.

Jamais je n'ai eu envie de rentrer dans le cul d'une voiture que j'en ai eu envie hier en me rendant au bureau. C'est que, un peu avant 15h hier, je me rendais tranquillement au bureau. Rendue sur la partie de l'autoroute qui est toujours plus occupée qu'ailleurs pour cause de multiples sorties et entrées, j'ai dû ralentir ma vitesse de course, question de ne pas embarquer sur la voiture qui me précédait. Ça, c'était sans compter sur le petit blanc-bec qui m'est arrivé par derrière à toute vitesse, pour ensuite coller l'arrière de voiture. Je vous jure, je peux vous assurer qu'il s'agissait d'un petit maudit d'une vingtaine d'années, pour lui avoir vu le blanc des yeux. Aussitôt qu'il a eu sa chance, il s'est empressé de me dépasser par la droite pour ensuite s'enfiler devant moi. Malheureusement pour lui ET moi, il avait tout juste assez de place pour se faufiler; ce qui m'a obligée à écraser le frein. J'en ai profité pour écraser le klaxon aussi, et avoir eu des hauts-parleurs sur le dessus de l'auto, ben laissez-moi vous dire, lecteurs, lectrices, qu'il aurait entendu une sélection de gros mots bien sentis. Toujours est-il que le petit morveux, en réaction à mon coup de klaxon, a cru bon d'écraser le frein lui aussi, alors qu'il n'avait aucune raison de le faire.

Je vous jure, j'ai failli lui rentrer dedans, et c'était pas voulu du tout. Jamais mon klaxon n'a autant fonctionné qu'hier, et jamais rage ne m'a prise comme hier. Lecteurs, lectrices, ne pas avoir eu une once de maîtrise, hier, je lui aurait allègrement rentré dedans.

Après l'avoir vu faire ça à plusieurs reprises après, j'espérais follement le voir plus loin, planté sur le bord de la route, préférablement après avoir fait quelques tonneaux bien sentis. Je n'avais jamais, JAMAIS, souhaité pareil destin à un autre conducteur avant hier. Et, je n'ai aucun remords (probablement parce qu'il a continué sa route, sans heurts, à part le fait qu'il zigzagait comme un fou). Je lui souhaite sincèrement de se faire attraper par la police. Avoir eu quelqu'un à côté de moi, je lui aurais demandé d'appeler la police, question de le dénoncer. C'est extrêmement dangereux, ce qu'il faisait là, le jeune (je l'appelle le jeune ici, pour vous épargner toutes les autres expressions qui me passent par la tête, toutes plus colorées et méchantes les unes que les autres. Je suis certaine, par contre, que vous avez une bonne idée de ces expressions).

Pour couronner le tout, la soirée au bureau s'est passée dans l'ennui total. En plus, ce n'était pas le même monde que j'avais appris à connaître (très sommairement, je l'admet) au début de la semaine. C'est que, puisqu'ils doivent avoir au moins trois personnes sur place à toute heure du jour et de la nuit, fin de semaine comprise, ils fonctionnent par quarts de travail. Et ceux qui étaient là au début de la semaine avaient fini leur semaine. Je me suis donc retrouvée avec des parfaits inconnus, qui plus est, ont choisi de passer leur soirée à m'ignorer complètement. Même lorsqu'ils étaient tout prêt de mon aire de travail et qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de me voir en levant les yeux, n'ont même pas jugé bon de me faire un bonjour ou un autre quelconque signe qu'ils m'avaient vu.

Je vous dit, lecteurs, lectrices, hier a été une journée de premières. Jamais je n'avais ressenti de la rage comme j'en ai ressenti sur la route, et jamais je n'avais eu l'impression d'être ignorée comme je l'ai été hier.

Laissez-moi vous dire que je n'ai pas apprécié du tout. Pas apprécié? Que dis-je, j'ai détesté ça. En plus de perdre mon temps là-bas à ne rien faire d'utile alors que je sais que mes collègues sont débordés, en partie à cause de mon absence, ils m'ignorent là-bas! Franchement. Me croirez-vous si je vous dit que j'ai pas envie du tout de retourner ce soir? Me semblait aussi.

J'ai l'impression qu'on se fout de ma gueule, honnêtement.

Sur ce, lecteurs, lectrices, je vous souhaite une bonne fin de journée, et un bon café surtout. Moi, je me repars quelques tasses, et j'essaie de me motiver pour trouver une once de sourire pour ce soir.

À bientôt!

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